DOULAINCOURT-SAUCOURT ( Haute-Marne )

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Monument aux Morts

Histoire du Monument aux Morts de Doulaincourt
par Jean GEORGES

Le 11 novembre 1918, l’armistice vient de sonner sur le champ de bataille, puis dans toutes les communes de France.
 
L’armistice 
A Doulaincourt, lors de la séance du conseil municipal du 16, tous les conseillers sont présents à l’exception de Lucien Marche qui est mobilisé.
De nombreuses familles ont souffert de ces quatre années de guerre. 220 hommes de 18 à 48 ans, vivant à Doulaincourt, ont été mobilisés depuis le 2 août 1914.
47 ne rentreront pas, morts au combat, disparus dans la bataille ou morts de leurs blessures dans les ambulances et hôpitaux des armées. Les morts seront inhumés dans les nécropoles nationales ou rapatriés dans les caveaux familiaux.
Les rescapés rentreront dans leur foyer, dans les premiers mois de 1919, marqués par les séquelles de leurs blessures, de la maladie, traumatisés à jamais par des mois ou des années dans les tranchées, sous le feu meurtrier des mitrailleuses et sous les bombardements de l’ennemi. Ils resteront bien souvent silencieux sur ce qu’ils ont vécu. 
 Le 25 octobre 1919, le gouvernement promulgue une loi relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la grande guerre.
 
 La proposition 
 Dans sa séance du 1er septembre 1919, le conseil avait pris la décision de faire ériger un monument dans la commune à ses héros morts pour la France. 
Les jeunes poilus démobilisés se proposent d’organiser un banquet suivi d’un bal public pour le 11 novembre prochain. Ils sollicitent l’aide du conseil pour la réussite de cette fête « où seront heureux d’être réunis tous ceux qui ont vécu dans une si sublime fraternité, la bonne camaraderie sous les drapeaux et dans les tranchées ».
Le conseil vote à cet effet une subvention de deux mille francs.
Le conseil nomme un comité pour l’étude des motifs du monument choisi, l’emplacement et toutes propositions préalables ; en font partie MM. Ulmo, Sauvageot, Masson, Misse et Vautrin.
 Une souscription est lancée auprès de la population pour l’achat du monument.
 
 La décision 
 Lors de sa délibération du 11 février 1920, le conseil décide que le monument sera érigé sur la place de la mairie, « en avant de l’abreuvoir, face à la rue Pougny, à une certaine distance de l’église afin que son aspect n’en soit pas écrasé ». 
 Le 9 mars 1920, le maire présente aux membres du conseil les plans et devis qu’il a reçu. Le conseil fait le choix de la stèle des Marbreries Générales, 33 rue Poussin à Paris, surmontée de la statue du « poilu victorieux », rendu franco pour 18600 francs et vote cette somme au budget, avec livraison dans les six mois. 
 Le conseil fait ensuite droit aux demandes des familles Schalbar, Bralet et Guillemin pour l’inscription du nom de leurs enfants ou mari avec ceux des enfants de Doulaincourt.
 La souscription ouverte pour l’érection du monument s’élève à 6675 francs.
L’emplacement du monument semble poser problème. Aussi, le conseil décide de faire un référendum auprès des familles des disparus. Deux lieux sont proposés : la place de la mairie et la parcelle du « petit pâtis » (à l’angle du chemin « entre les ruisseaux » avec la route de la Gare).

Cérémonie au monument

 L’emplacement 
 Le 3 juillet, le maire fait part au conseil du résultat du référendum. Les familles concernées ont choisi majoritairement l’érection au « petit pâtis ». Le lieu sera donc aménagé pour cela. 
 Le 6 octobre, le maire donne lecture d’une lettre du préfet relative à la subvention de l’état accordée aux communes pour l’érection d’un monument aux morts (loi du 31 juillet 1920). Selon le nombre de morts par rapport à la population et la valeur du centime aux 100 habitants, la subvention à la commune s’élève à 2046 francs. 
Le 30 novembre le conseil décide des inscriptions qui seront portées sur le monument : par ordre d’années en indiquant le grade, le nom, le prénom usuel, le lieu du décès. Il sera demandé aux Marbreries générales de ne livrer le monument qu’en mars 1921.
 Les choses avancent doucement. Le 12 juillet 1921, M. Merger de Saucourt, paysagiste rocailleur est sollicité pour établir le plan et faire ensuite les travaux d’aménagement afin que l’inauguration puisse avoir lieu le lundi 22 août.
  Inauguration du Monument aux Morts de Doulaincourt
 
L’inauguration 
Séance du 18 août 1921 : M. le président expose au conseil que la date du 22 août, lendemain de la fête des mutilés et des combattants, choisie pour inaugurer le monument aux enfants de Doulaincourt morts pour la France, semble faire l’objet de critiques par une partie de la population, et il l’appelle à trancher définitivement cette question.
Par 8 voix contre 3, le conseil décide que l’inauguration reste fixée au 22 août 1921. 
Les mois suivants, il fut décidé de clôturer le square par un grillage, de poser une grille d’accès et une petite porte à l’arrière pour accéder au Rognon, de planter des tilleuls. L’ensemble sera peint : la grille en vert bronze, les deux obus en noir et les deux mitrailleuses ( ?) en gris fer.
  Inauguration du Monument aux Morts de Doulaincourt


Le 11 novembre 
Le 24 octobre 1922, le gouvernement a déclaré le 11 novembre « fête nationale ».
 Aussi, le quatrième anniversaire de l’armistice est préparé et reporté au dimanche 13 novembre, pour faciliter la participation des ouvriers.
 
 En voici le programme : 
 8 h pavoisement de l’hôtel de ville
10 h messe solennelle pour les morts
11 h sonnerie des cloches
11 h 30 visite au monument par le conseil et la fanfare de la commune
13 h 30 distribution de gâteaux aux enfants
14 h 30 concert sur la place par « la Lyre doulaincourtoise »
20 h 00 grande représentation au théâtre du « Chalet » suivi d’un bal.

 Suite au legs de la propriété de la « Croix-de-Chauffour », par la veuve du capitaine Chaudron, le conseil décide que la rue de la Croix-de-Chauffour portera le nom de : rue du capitaine Chaudron, tué à l’ennemi le 20 août 1914.

 Enfin, lors de sa séance du 29 mars 1924, le conseil a voté une subvention au comité pour l’érection d’un marbre commémoratif à l’église pour les enfants de Doulaincourt morts pour la France, d’un montant de 750 francs.


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